Test produit : Le livre photo haut de gamme de chez Saal Digital.

Saal Digital m’a offert l’opportunité de tester son livre photo. Pour ce test sans complaisance, j’ai choisi la couverture lin (j'étais curieux de voir son rendu depuis un bon moment) ainsi que le coffret cadeau, l'opportunité de faire mon propre book mariage, les cordonniers étant toujours les plus mal chaussés...

 

Comme toujours, le livre est arrivé parfaitement emballé, Saal Digital fait un sans-faute à ce niveau. Habitué à un certain niveau de qualité chez eux, j’ai été en revanche très refroidi par le « coffret cadeau ». À 20 euros l’option, je ne m’attendais pas à une simple boite en carton, qui a l’inconvénient, qui plus est, de marquer très facilement, la fermeture magnétique est d’ailleurs particulièrement désavantagée, le rond de l’aimant faisant une marque disgracieuse sur la boite. L’intérieur est tapi d’une simple mousse, la qualité est très clairement « cheap » pourtant le prix de l’option ne l’est pas, c’est carton rouge.

 

Heureusement, le livre est quant à lui de meilleure facture. Toutefois, la couverture en lin blanc, bien qu’aillant un touché agréable, n’est que difficilement manipulable sans gants, le maillage très fin retenant la moindre trace ou poussière de manière durable. À déconseiller donc si vous comptez manipuler votre livre fréquemment. Et là encore l’option à un prix salé : pas moins de 18 euros.

 

Je ne reviens pas sur les photos à l’intérieur, comme toujours Saal-Digital montre son savoir-faire (comparé aux autres prestataires en ligne de ce type). La qualité est  bonne, la main agréable et une sensation de solidité de l’ensemble sont bien présentes.

 

 


En conclusion, je reste mitigé. Si la qualité du livre est là, le prix n’en  est pas moins très excessif au niveau des options : 20 euros le coffret pour un emballage qui s’approche plus de ce que l’on peut obtenir gratuitement lors d’un achat. 18 euros la couverture en lin qui, bien que relativement correcte, n’est pas non plus exceptionnelle, c’est, là aussi, trop élevé. Si l' on ajoute le retrait du code-barre à 5 €, on arrive à un livre photo qui revient à 72,95 € pour une qualité qui n’est pas là.

 

 

À mon sens, il n’y a pas de choses chères : il y a des choses qui valent leur prix, en raison d'une qualité, d'un savoir-faire et celles qui ne les valent pas. Et bien que je sois navré d’écrire cela concernant Saal-Digital qui est habituellement à classer dans la première catégorie, je crains que ce livre photo ne soit à ranger dans la seconde…

 

Samuel Tahar R.

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Comment choisir son matériel photo ?

À l’occasion de la sortie des « EISA AWARDS 2017-2018 PHOTOGRAPHY » (https://www.eisa.eu/awards/photography/) qui élisent le meilleur matériel photo 2017, je souhaitais faire un article. Toutefois, deux constats : D’une part, certaines marques sont surreprésentées, d’autre part, aucune considération de prix n’a été prise en ligne de compte : L’ensemble des lauréats sont des appareils particulièrement onéreux, pour exemple, le compact Sony RX 100 V à…. 1029 € !!! Tout le monde n’a pas 1000 € à mettre dans un compact et, à ce prix, ne vaut-il pas mieux acheter autre chose ?

 

Aussi j'ai souhaité écrire cet article qui porte bien le titre de Comment choisir son matériel photo et non pas quel matériel photo acheter, à bon entendeur...

 

 Ce que j’ai remarqué dans le monde de la photographie c’est qu’il y a beaucoup d’affects lorsqu’il s’agit de parler du matériel, et que chacun ira de sa préférence, arguant qu’il s’agit du meilleur.

 

Toutefois, si le meilleur existait, cela se saurait ! Je ne vous dirais pas d’acheter tel ou tel matériel, car le meilleur appareil photo est celui qui correspond à votre utilisation. C’est la chose la plus importante à retenir, un peu comme en informatique, le meilleur matériel est celui qui répond à votre besoin. Il est donc primordial d’identifier ce que vous allez faire avec votre appareil photo. De la photographie de sport ? Du portrait ? De l’animalier ? Du tout terrain ? Du reportage ? Aucun appareil ne fait tout et chacun a ses avantages et ses inconvénients.

Autre point, le budget. Le boitier n’est pas la seule chose à prévoir lorsque vous voulez faire de la photo, un trépied, un filtre polarisant, un kit de nettoyage, une sacoche, un objectif correspondant à vos besoins sont autant d’achats tout aussi utiles. Finalement, le boitier est bien souvent moins cher que la somme des options que vous allez y ajouter.

 

Une fois que vous avez identifié ce que vous souhaitez faire, et le budget que vous avez, alors vous pouvez commencer à vous documenter (beaucoup de chose sur internet, le pire comme le meilleur), à demander à des personnes ayant des compétences en photo ce qu’ils vous conseillent, à lire des articles. Cela dégrossira, mais attention, les avis des uns et des autres ne doivent pas être pris pour argent comptant. De l’objectivité dans la démarche ! Et pour cela, je ne peux que vous recommander l’excellentissime DXOMARK (https://www.dxomark.com/), le site qui compare le matériel de façon complètement scientifique et objectif, point de sentiment, les faits, rien que les faits. Avec toujours en arrière pensé que même si le boitier est excellent, il ne le sera pas partout, aussi l’est-il là où vous en avez besoin ?

 

Je vais prendre un exemple que je connais bien (le mien). Ayant besoin d’un boitier plein format, j’ai fait le tour de la question. Et grosso modo, en posant la question autour de moi la réponse était souvent Canon 5D Mark IV. J’ai donc choisi un…Pentax K-1.

 

Pourquoi ?

 

Car contrairement à ce que l’on peut à priori penser, le K1 a de meilleures performances que le 5D Mark IV à un prix 1/3 moins cher, ce qui, pour quelqu’un qui se lance en tant que professionnel et qui a besoin d’investir dans beaucoup de matériel, était un bon argument.  

 

Meilleure performance pour moins chère ? Mais pourquoi n’est-il pas la référence ?

 

Car il a ses limites. Tout d’abord le parc d’objectif, bien plus restreint chez Pentax que chez Canon, même en comptant les marques tierces. Et des objectifs ayant un moins bon rendu pour la plupart, n’en déplaise au puriste, il suffit de regarder les résultats de DxO… De plus, une fois que vous commencez à vous constituer un parc d’objectif, le jour où vous changez de marque, il faut tout changer, autant faire le bon choix. La vitesse en rafale est également moins bonne, voir gênante pour la photo de sport. Le buffer mémoire sature plus vite (annoncé à 17 images il sature vers 13 images)… À côté de cela, le boitier offre des options qu’aucune autre marque ne possède, l’écran sur vérin, le pixel shift, et j'ai vu des photos faites avec cet appareil à tomber par terre.

 

Comme vous le voyez, il n’y a pas de vérité absolue, fuyez les certitudes, n’oubliez pas qu’ "Un appareil photo n’a jamais fait une grande image, pas plus qu’une machine à écrire n’a jamais fait un grand roman" (Peter Adams)

 

 

 

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Faire le choix d'un photographe professionnel pour les événements importants de sa vie, pour son entreprise ou pour mettre en valeur un produit : une évidence !

J’entends souvent autour de moi deux remarques :

 

La première vient du grand public : pourquoi prendre un photographe professionnel, quand pour le coût de ses prestations, on peut acheter un appareil photo et tout faire soi-même ?

 

La seconde des professionnels : L’avènement des appareils photos numériques et des smartphones a tué notre profession.

 

Je vais tâcher de répondre à la première question et d’expliquer pourquoi je ne suis absolument pas d’accord avec la seconde affirmation.

 

 

Et pour cela, comme "L'exemple n'est pas le meilleur moyen de convaincre, c'est le seul", pour citer Gandhi, nous allons partir sur le backstage du shooting de Fanny et Quentin qui nous ont fait confiance pour immortaliser la grossesse de Fanny et qui ont eu la gentillesse de nous autoriser à nous servir de ce shooting.

 

Première rencontre :

 

Je rencontre systématiquement mes clients avant toute séance photo. Cela me permet de prendre le temps de leur expliquer comment se déroule une séance, de les conseiller, d’étudier leurs attentes, de parler du lieu où se fera le shooting, des tenues, de peaufiner les détails, d’apprendre à se connaître… Bref, mille choses plus importantes les unes que les autres. Cela me permet également de m’imprégner de leur sensibilité, de leur vision.

 

Premier point : Le photographe professionnel doit prendre le temps de vous écouter et de vous connaître, ce n’est pas un photomaton…

Et ensuite il doit vous conseiller. Fanny ayant de grand cheveux bouclés et Quentin possédant un profil sportif et élancé, j’avais en tête une séance photo très aérienne où le vent serait un acteur important ; Je leur ai donc conseillé la tenue vestimentaire suivante : robe longue avec des voiles pour Fanny et pantalon noir, pied nus et chemise claire pour Quentin, sobre et élégant.

Au terme de cette rencontre qui a durée environ une heure nous avons arrêté une période de 5 jours sur nos agendas respectifs. Une « fenêtre » de tir qu’il me restait à préciser en fonction des conditions météorologiques. Avec une première date au 25 mai.

 

Quelques jours plus tard j’ai fait parvenir à Fanny et Quentin le contrat actant nos engagements respectifs.

 

Le 24 mai j’ai repris contact avec Fanny et Quentin, les conditions prévues pour le soir du 25 étaient :

Heure dorée annoncée pour 21H04 et début de l’heure bleue à 22H14 pour un coucher de soleil à 21H50, soleil très présent, couverture nuageuse à 0%. Vent Est- Ouest, vitesse 19 km/h.

 

Je leur expliquais donc que, contre toute apparence, c’étaient de mauvaises conditions : La plage était orientée Mer à l’Ouest Terre à l’Est, le vent allait donc ramener les voilages vers la mer. L’absence de couverture nuageuse allait donner une lumière et des ombres dures, disgracieuses, et un ciel sans structure, vide, pâle, ne présentant aucun intérêt.

 

Une étude des mêmes conditions le 27 donnaient des heures de shooting équivalentes avec un vent Ouest-Est à 15 km/h, un ciel couvert à 36% en heure dorée et à 45% en heure bleue, 3% de chances de recevoir quelques gouttes. Grande marée descendante qui effacerait les pas sur la plage.

 

En clair, des conditions idéales. Nous sommes donc partis pour une séance au 27.

 

Second point : Le photographe ne doit pas faire ses photos au hasard. Il doit bien entendu faire du repérage ou connaître le lieu où il va faire sa séance mais pas seulement. Pour la construction de mon dossier météo et mes prévisions lumière j’utilise :

 

Weather Pro : pour la météo et le vent

TPE (the photographer's ephemeris) : Pour l’étude topographique du lieu : Dénivelé, angle et orientation des rayons du soleil pendant la séance, etc…

Intellicast : pour l’étude des nuages et de la couverture nuageuse

The golden Hours Calculator : pour l’étude des heures ayant les plus belles lumières de prise de vue.

361 : pour l’étude de l’heure bleue et de sa variation heure/point cardinaux.

Horaire-Marée : pour l’heure et le coef des marées.

 

Et oui, le photographe professionnel est un… Professionnel !

 

Le 25 au matin, j’ai demandé à Fanny et Quentin qu’ils m’envoient une photo des tenues qu’ils comptaient porter. En fonction de ces tenues, j’ai été acheté les voiles présentant une colorimétrie qui se marierait de manière adéquate.

 

Troisième point important : Un photographe professionnel ne doit pas hésiter à investir dans des accessoires pour mettre en valeur votre shooting !

 

Tout le reste de la journée a été consacré à l’élaboration des planches. En, effet, connaissant la couverture nuageuse et la météo que nous allions avoir, la topographie des lieux, le vent et son orientation, l’orientation et l’inclinaison des rayons du soleil, il ne me restait plus qu’à dessiner les scènes que je voulais avoir. J’ai donc fait 20 croquis représentant 20 mises en scène de 20 clichés que je voulais obtenir.

 

Quatrième point : Le photographe professionnel n’improvise pas une séance, il la travaille en amont !

 

Trois heures avant la séance, j’ai préparé tout ce dont j’avais besoin (en double, le photographe professionnel prévoit les imprévus !), j’ai chargé la voiture et me suis rendu un peu en avance sur les lieux de la prise de vue pour parer à toute éventualité.

 

Une fois le shooting réalisé, nous (j’étais accompagné de mon épouse et consoeur de travail) sommes rentrés vers 00H00. Nous avons directement commencé le « déruchage photo » jusqu’à 2 heures du matin.

 

Le lendemain nous y avons encore passé plusieurs heures pour finir complètement le tri des photos le lundi soir.

 

Le reste de la semaine j’ai post-traité les photos jusqu’au vendredi. Soit environ, avec le tri, une 20 aines d’heures de travail post Shooting. En effet, la séance photo n’est pas la fin du travail. Lorsque nous réalisons les photos nous ne sommes qu’à la moitié du travail, les rendre sans prendre le temps de les travailler serait criminel !

Le vendredi j’ai créé la galerie en ligne et mis une version plein format en téléchargement pour que Fanny et Quentin puissent avoir toutes leurs photos.

Le reste de mon travail va à présent consister à les conseiller sur le choix des encres et du papier pour mettre en valeur leurs photographies.

 

Cinquième point : Le photographe professionnel est un expert, il vous accompagne et vous explique les possibilités tout au long du processus créatif et cela va jusqu’à l’impression finale. Une fois que Fanny et Quentin auront fait leur choix je retravaillerai les photos en fonction du profil colorimétrique du média d’impression choisi pour des photos d’une qualité irréprochable, certifiée et numérotée.

 

Ils auront au final plus qu’une photographie, ils auront vécu une expérience photographique d’où résultera une œuvre qui les accompagnera tout au long de leur vie et qui pourra se transmettre à leurs enfants. Et pour cause, je n’utilise que du papier Fine Art PH neutre et des encres pigmentaires pour une tenue des couleurs inaltérables garanties jusqu’à 250 ans (certifié par laboratoire). Il ne s’agit pas d’un tirage internet qui sera jaune dans 5 ans… Là encore, le rôle d’expertise du professionnel est primordial.

 

Parlons à présent d’un sujet qui fâche, le coût. Lorsque le photographe professionnel annonce ses tarifs sans expliquer tout ce que je viens d’expliquer, cela crée en générale une crise d’apoplexie chez le client… Du coup, certains font le choix de ne rien expliquer et de brader leur travail en diminuant le temps consacré et en conséquent la qualité. Grossière erreur car c’est là que le client qui dit « Pourquoi prendre un photographe professionnel quand pour le coût de ses prestations l’on peut acheter un appareil photo et tout faire soi-même. » a raison. Si le photographe professionnel n’offre rien de plus qu’une prise de vue lambda pour faire diminuer la facture il se tire une balle dans le pied, car au final nous n’avons plus besoin de lui !

 

A contrario, un professionnel qui explique sa démarche et qui montre une qualité de photo finale inatteignable par un néophyte justifie de son existence.

 

Alors, combien ça coûte ? C’est bien connu, un artisan ne facture jamais toutes les heures travaillées, car sinon il est évident que personne ne pourrait faire appel à lui.  Sur une séance comme celle-ci il doit y avoir environ 30 à 35 heures de travail + un shooting avec deux photographes et plus de 80 photos au final !  Soit environ une séance à 1500 euros. Toutefois il s’agissait d’une séance XXL (une scéance classique représente en moyenne une vingtaine de photos) avec déplacement au bord de la mer, etc. En fait, le coût va être fonction de ce que le client souhaite et mes tarifs commencent dès 70 euros. La qualité sera toujours la même, je ne rognerai jamais sur ce sujet, ce qui changera en revanche c’est le nombre de photos et le lieu.

 

Revenons à présent à nos deux remarques du départ :

 

« Pourquoi prendre un photographe professionnel quand pour le coût de ses prestations, on peut acheter un appareil photo et tout faire soi-même. »

 

Car le professionnel va vous fournir une véritable expertise sur votre projet. Il va vous accompagner et mettre à votre disposition son temps, son matériel et ses compétences là où un amateur, même éclairé, manquera forcément d’une de ces données.

Si c’est pour un évènement de votre vie, il vous fournira un résultat qui vous suivra et restera même après vous. Si c’est pour mettre en valeur une entreprise ou un produit, le photographe est un investissement : Un produit bien mis en valeur ce sont des ventes qui s’envolent (regardez Apple et le travail visuel qu’il font sur leur produit, je vous assure que cela n’est pas par amour de la photo…)

 

« L’avènement des appareils photos numériques et des smartphones a tué notre profession. »

 

Pas plus que la machine à écrire, puis les ordinateurs, ont tué le métier d’écrivain. C’est à l’artiste de faire la démonstration de son savoir-faire.  C’est sûr que si le professionnel n’apporte rien de plus, alors il se condamne à disparaître. Mais dans ce cas ce n’est pas de la faute du smartphone, mais bien du professionnel qui est en incapacité d’apporter une qualité supérieure à ce que peut faire tout à chacun. L’on peut distribuer 70 millions de machines à écrire, Victor Hugo ne disparaitrait pas pour autant… Il est donc pour moi primordial pour le professionnel de la photographie d’être sur un niveau de qualité le démarquant de ce que l’on peut obtenir simplement et de communiquer sur son travail… Comme le disait Peter Adams : "Un appareil photo n’a jamais fait une grande image, pas plus qu’une machine à écrire n’a jamais fait un grand roman"…

 

 

Samuel Tahar R.

 

 

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Test : Tableau en Alu-Dibond Butlerfinish® chez Saal-Digital

Le choix de la photo :

Bien connu des photographes professionnels pour la qualité de ses prestations, Saal Digital m'a offert l'opportunité de tester un de leurs produits : la finition  Alu-Dibond Butlerfinish. J'ai donc choisi la photo ci-contre qui est loin d'être la photo idéale pour ce genre de support histoire de voir comment il s'en tirait !


L'emballage et le colis :

Point important lorsque l'on commande à distance c'est de connaître les précautions prises pour l'envoi du colis : et là je dois dire que c'est un sans faute !

 

 

Le suivi de l'envoi est exemplaire, nous sommes avertis au fur et à mesure des différentes étapes. À la réception le tableau est parfaitement protégé, au point qu'il est même difficile de venir à bout des multiples couches de protection. 


Le rendu :

 

Bien que surpris par la légèreté du tableau, la qualité est au rendez-vous. Le brossé est impeccable et ne présente aucun défaut, les finitions également. Comme il fallait s'y attendre le support n'est en revanche pas idéal pour une photo noir et blanc. L'aluminium brossé ajoute de nombreuses teintes en fonction de l'angle sous lequel la photo est regardée, les nuances de gris sont aplaties, gommé par certains endroits et les noirs perdent toutes leurs profondeurs. Le rendu est très loin de ce que l'on obtient sur une photo.


En conclusion

Niveau qualité, rien à dire, Saal Digital comme à son habitude fait très bien le travail.

 

Au niveau du produit, le rendu sur Alu-Dibond Butlerfinish est un choix qui doit se faire en toute connaissance de cause.

 

D'une part, il faudra privilégier des photographies couleurs et ça, Saal Digital ne le cache pas vu que l'information est parfaitement donnée sur le site. D'autre part, il faut être en phase avec le résultat escompté, à savoir un "tableau" plus qu'une photo et un aspect métallique où les teintes "danseront" à la surface. Plus grand-chose à voir avec une photographie en somme. Ce produit pourra parfaitement convenir pour les uns et être évité soigneusement par les autres.

 

 

Mais si c'est le type de produit que vous cherchez alors vous pouvez aller chez Saal Digital les yeux fermés.


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DxO OpticsPro 9 gratuit jusqu'au 30 juin 2017

J’ai lu un jour que de ne pas travailler sa photo en post traitement revenait à confier son négatif à un Photomaton. Je suis entièrement d’accord avec cela, une fois la photo prise, le travail n’est qu’à moitié fait, tout comme il n’était qu’à moitié fait à l’époque de l’argentique, lorsque la pellicule n’était pas développée. Je ne rentrerai pas dans le débat du « jusqu’où peut-on retoucher une photo », le sujet est bien trop polémique et chacun aura son avis là-dessus, mais juste de la nécessité de développer sa photographie en post-traitement. Et pour cela il faut un bon logiciel. À ce titre reviennent souvent des logiciels comme Lightroom/Photoshop, Capture One et DXO. Ce sont des logiciels relativement  onéreux pour une personne qui ne ferait de la photo que de manière épisodique (compter aux environs de 12 à 16 € par mois pour un abonnement). Alors même si personnellement je ne jure que par la suite Adobe, je dois bien reconnaître que DXO met fréquemment à disposition gratuitement des versions de son logiciel largement suffisantes pour un amateur averti. Et c’est à nouveau le cas jusqu’en juin avec  DxO OpticsPro 9. La licence est gratuite si vous le téléchargez à cette adresse avant le 30 juin : http://www.dxo.com/us/practicalphotography. Il n’y a vraiment pas de quoi se priver !

 

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Exposition "Jardins Naturels" de Sebastiao Salgado au Château Palmer (Margaux).

L'Erg Ubari, Immensité de dunes de sable, Libye 2009, crédit photo : Sebastião Salgado
L'Erg Ubari, Immensité de dunes de sable, Libye 2009, crédit photo : Sebastião Salgado

 

Le Grand Sebastião Salgado sera exposé au château Palmer, à Margaux du 13 mars au 25 août. Une occasion unique de contempler les œuvres de ce maître de la photographie couvrant la période Genesis  où il a parcouru le monde pour photographier la nature, comme une renaissance, après avoir passé des années à photographier des zones d'exodes et de conflits. 

 

Un rendez-vous à ne surtout pas manquer !

 

Sebastião Salgado, Jardin Naturel, 

13 mars au 25 Août 2017

33 460, Margaux

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Festival : La Gacilly Photo

 

Le 14ème  Festival International Photographique de la Gacilly aura pour thème cette année la photographie Africaine, l'homme et l'animal en face à face et les enjeux environnementaux. Un peu plus de 400 000 personnes sont attendues pour cet événement unique en France. L'occasion de contempler le travail de grands artistes et cela entièrement gratuitement dans un cadre absolument magnifique. 

 

Le site : http://www.festivalphoto-lagacilly.com/

 

Et n'hésitez pas non plus si vous êtes dans le coin à aller faire un tour dans l'univers du poète ferrailleur (avec votre appareil photo). Ce lieu est magique ! (https://www.poeteferrailleur.com/)

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L'heure Bleue

Photographie heure bleue réalisée par le Studio Saana, photographe professionnel à la chapelle sur Erdre près de Nantes.
Photo : Studio Saana.

 

 

 

Invité à la Villa Bleu Breton (https://www.villableubreton.fr/) à Sable d’or les Pins, près de Cap Fréhel,  j’en ai profité pour rester dans le thème du bleu : Et quoi de mieux pour un photographe sur ce sujet que l’heure bleue ? Me voilà donc laissant la Chapelle-sur-Erdre et Nantes derrière moi pour quelques jours et direction les côtes d’Armor !

 

 

 

 

Pour ceux qui se demandent ce qu’est l’heure bleue et comment faire de belles photos en heure bleue, voici quelques pistes.

L’heure bleue est constituée des quelques minutes qui précédent le lever du soleil et des quelques minutes qui suivent le coucher du soleil.

 

Dans notre exemple, je suis arrivé à la tombée du jour.

 

Durant ces minutes, il ne fait pas encore nuit et le ciel se pare d’un bleu intense. A tel point qu’il n’est pas rare de croire que la photo a été « retouchée ».  A titre d’exemple, seul un masque d’incrustation a été utilisé pour les photos qui illustrent cet article.

Il existe de nombreux sites qui permettent de calculer précisément cette période comme par exemple http://www.361.fr/sun/sunoJS/index.php  (et son homologue pour l’heure dorée http://www.golden-hour.com/) ou encore l’excellentissime TPE (the photographer’s Ephemeris) sur Android. Une fois la période définie, je vous conseille d’arriver en avance afin de faire votre repérage et de pouvoir commencer à installer votre matériel.

 

 

En effet, l’heure bleue arrivant après le coucher du soleil, la lumière sera donc moindre (ou inversement le matin). De plus je vous recommande l’utilisation d’un filtre polarisant pour donner plus de densité à vos nuages et supprimer les reflets qui pourraient être disgracieux. Par conséquent, l’utilisation d’un trépied est vivement recommandée si vous ne voulez pas avoir de flou de bougé, car plus vous allez avancer en heure, moins vous aurez de lumière. Enfin, lorsque vous arrivez à des temps d’ouverture compris entre 1/30 et  4 secondes, je vous conseille également, malgré le trépied, d’utiliser le retardateur ou un déclencheur sans fil afin d’éviter là aussi tout flou de bougé (consécutif à la pression sur le bouton). Avec ces quelques conseils et un grand angle sur votre boîtier, vous devriez sans trop de difficulté arriver à faire de très belles photos !

 

Article Samuel Tahar R.

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C'est quoi une belle photo ?

Photographie de danse réalisée par le Studio Saana, photographe professionnel à la chapelle sur Erdre près de Nantes.
Photo : Studio Saana.

Voici une question que beaucoup de photographes se sont posée ou se poseront un jour ou l’autre. Il ne s’agit pas là d’avoir la prétention de répondre à cette question, il y a autant de réponses que de photographes, mais de donner un point de vue qui je l’espère permettra à ceux qui se posent cette question d’avoir des pistes de réflexion.

 

Pour savoir si sa photo est réussie, souvent, le photographe la postera sur un forum pour demander des avis. Il obtiendra alors des commentaires comme « règle ta balance des blancs, fait attention à ta composition, tes blancs sont cramés »… Autant de commentaires, certes pertinents, mais pour autant, permettront-ils au final au photographe de faire une belle photo ? Il  y a là un écueil, une photo techniquement réussie n’est pas forcément une belle photo alors qu'une photo avec des imperfections techniques peut-être magnifique.

 

Nous voilà donc avec deux concepts, celui de technicité et celui de beauté. Je pense que la maîtrise de la technicité est indispensable, avant toute chose, il faut savoir se servir de son appareil, le connaître parfaitement, et avoir un niveau technique dépassant le simple triangle de la lumière.  Pour autant, je ne connais aucun photographe, aussi bon soit-il, maîtrisant la globalité de la technique photographique. Il n’est pas un jour où le photographe qui souhaite apprendre n’apprend pas. Le domaine est tellement vaste que chaque réponse ouvre à dix nouvelles questions. Enfin, penser qu’une belle photo est une photo techniquement parfaite revient à afficher dans son salon des photos publicitaires d’objet de grandes marques, souvent très réussies techniquement.

 

Une bonne connaissance de la technique photo est absolument nécessaire pour faire une belle photo, sinon il ne s’agira que d’un coup de chance difficile à reproduire. Pour autant cela, ne s’arrête pas là. L’étape d’après est de faire en sorte que cette technique soit une trousse à outils au service de ce que l’on souhaite exprimer. Un sculpteur maîtrise une quantité d’outils, pour autant il ne se servira pas de tous pour faire sa sculpture. Pire encore il détournera parfois l’utilisation de certains outils pour arriver à ses fins, il commettra parfois volontairement des erreurs pour mettre en avant un aspect de sa sculpture.

 

Il doit en être de même pour le photographe. Votre photo doit être finie avant même d’appuyer sur le déclencheur. Appuyer sur le déclencheur revient à sauvegarder votre travail. Vous devez réfléchir en amont à ce que vous voulez exprimer et ensuite, grâce aux outils que vous avez à votre disposition, réfléchir à ceux que vous allez utiliser pour vous exprimer. Et là vous avez tous les droits, aussi bien utiliser la technique pour faire une photographie très académique que transgresser toutes les règles de manière à servir votre vision des choses. Afin de faire parler la photo. C’est pourquoi, à titre personnel, je me moque qu’une photo ne respecte pas la règle des tiers, qu’elle soit brûlée par endroits, qu’elle soit atypique dans ses réglages. Ce qui va compter, c’est la première émotion que je vais ressentir et le message que le photographe a voulu me délivrer. Et pour que je ressente quelque chose, il faut que la technique soit suffisamment maîtrisée pour ne pas gêner ma lecture. Partant de là il n’y a pas de limites. A titre personnel, j’aime « jouer avec le feu » et parfois cramer quelques blancs pour l’effet de lumière que cela apporte. De même dans mes noirs et blancs, je me moque de sur-ex où sous-ex des parties de la photo dont les détails ne vont rien apporter à l’image que je souhaite transmettre sans en gêner la lecture.

 

Pour exemple, imaginez la photo d’un bel endroit de verdure au milieu d’une très grande ville. Et imaginer que le photographe, alors qu’il a une parfaite lumière pour faire sa photo, monte sa vitesse à 1/4000 et ses ISO à 6400. 99% répondront que c’est une erreur. Techniquement parlant, bien sûr. Mais imaginer à présent que ce photographe en post traitement traite le bruit sur le coin de verdure et laisse le bruit sur la ville de manière à assimiler la nature au calme et à l’absence de bruit et la ville à la laideur et aux bruits. Est-ce toujours une photo loupée ? Où un choix artistique ? Les plus puristes d’entre vous me diront qu’il aurait mieux fait d’ajouter du bruit sur la ville en post traitement, certes, mais ce n’est qu’un exemple.

 

Je dirais donc pour conclure que l’outil technique est absolument nécessaire, il est aussi idiot de vouloir s’en passer que de vouloir devenir tailleur de pierre avec les ongles.

 

Mais il faut aussi savoir s’affranchir des dogmes académiques pour vous exprimer. Une belle photo est une photo qui interpelle celui qui la regarde. Si vous regardez les photos des plus grands photographes, vous verrez qu’elles sont truffées d’erreurs techniques et pourtant magnifiques pour beaucoup. 

 

 

Article : Samuel Tahar R.

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